Cité internationale Paul Ricœur à Rennes par Hérault Arnod architectes

La parcelle est située à l’interface de deux logiques urbaines très différentes : d’un côté un quartier moderne, composé de vastes espaces publics et de bâtiments de grandes dimensions, de l’autre le centre-ville historique, composé d’immeubles plus petits avec toits en ardoises.

L’un des enjeux du projet est l’articulation des échelles de la ville traditionnelle et de la ville moderne, à la fois par l’organisation des volumes et la disposition des fonctions.

La Cité Internationale est un bâtiment hybride qui réunit trois propriétaires différents et quatre éléments programmatiques indépendants :

– Le Centre sportif, implanté au sud, du côté de l’Esplanade (Ville de Rennes).
– Les locaux de l’UBL et du CMI, qui ont leurs entrées sur la façade Ouest (Université de Bretagne Loire).
– La Résidence pour chercheurs étrangers, dont le hall d’accueil est situé façade nord (CROUS).
– Le Restaurant universitaire, qui est au centre de gravité de l’équipement (CROUS).

Le projet organise la coexistence des quatre programmes à l’intérieur d’une enveloppe unitaire, simple et compacte. Le bâtiment se compose d’un socle implanté à l’alignement des rues et dans lequel sont positionnés les programmes recevant du public, et du volume en hauteur de la Résidence pour chercheurs, hérissé de balcons.

L’imbrication des quatre programmes du socle, qui sont totalement indépendants au niveau de leur fonctionnement, est incluse dans un système de façade au rythme vertical qui alterne aluminium et verre, unifiant l’ensemble dans une enveloppe transparente et brillante. Le projet s’ouvre sur toutes ses faces, laissant percevoir les activités à l’intérieur afin d’apporter du mouvement et de la vie, d’animer l’espace public.

Le bâtiment est passif sur le plan énergétique, il met en œuvre une combinaison de solutions architecturales et techniques qui permettent le respect d’un programme environnemental très exigeant. Le système graphique des façades découle de la logique climatique. Les aiguilles verticales saillantes en aluminium poli assurent à l’est et à l’ouest une fonction de protection solaire efficace. L’ensemble forme une composition abstraite aux subtiles variations de texture, l’image est changeante selon l’incidence du regard : quasiment invisibles de face, les aiguilles forment de grands tableaux abstraits dans les vues de biais.

Du côté du boulevard, le bâtiment vertical abrite la résidence pour chercheurs étrangers. Son traitement vient en contraste de la partie basse, dont il est partiellement détaché par un vide au troisième étage. Chaque chambre possède une grande baie vitrée avec porte-fenêtre ouvrant sur le balcon. Le mobilier, réalisé en panneaux multiplis de hêtre, est dessiné sur mesure. Il comprend la cuisine et la salle de bains, le lit, le bureau et de nombreux rangements intégrés.

La façade Nord sur le boulevard de la Liberté est composée par les jardins d’hiver qui forment un tampon thermique et phonique. La façade en verre blanc, très légère, alterne les panneaux fixes et ouvrants. Des plantes grimpantes et des fougères arborescentes sont installées à l’arrière, l’ensemble formant ainsi un grand tableau végétal ouvert sur la ville.

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Photos: André Morin

source: communiqué de presse v2com


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