High Park Residence, maison pour un couple d’italiens à Toronto par Batay-Csorba Architects

Le design de cette résidence rend hommage à la fois à l’héritage italien des clients et à celui du « tissu » des immeubles résidentiels de Toronto, tout en assurant une sensibilité au bien-être, à la mobilité et à la commodité.

Voilà comment est introduit ce projet par les architectes du studio Batay-Csorba. En effet, la conception du projet est née des valeurs et des traditions des propriétaires venus d’Italie, où le confort de leur passé est maintenant ressenti viscéralement dans leur vie actuelle. La voûte, dans ses nombreuses permutations, est l’un des archétypes les plus courants de l’architecture romaine antique, caractérisée par sa puissante modulation de la lumière et son sens de la légèreté. En adoptant cette typologie dans un espace domestique, les architectes ont fait évoluer la voûte de sa forme principale, la perforant et la coupant en de nouvelles géométries qui aident à distribuer la lumière et l’air dans des endroits clés, à répondre à l’organisation du programme avec une atmosphère différente, et créer une continuité dans toute la maison.

De l’extérieur, la voûte en brique est une soustraction de la façade par ailleurs monolithique. Cette façade est créée en mettant l’accent sur la riche matérialité de la brique et la lucarne isolée qui reflète les proportions de la maison voisine. La tradition de la brique dans le tissu résidentiel de Toronto remonte au 19e siècle, lorsque les maisons victoriennes de Toronto ont été construites. Le couple de retraités ayant l’intention de vieillir dans cette maison, il était essentiel qu’ils aient accès à un parking sur place. Voulant s’abstenir de la conception d’un garage, la décision de créer un abri auto a façonné l’organisation formelle de l’ensemble du projet.

En entrant dans la maison, les visiteurs commencent dans un «bar» de service étroit, qui s’ouvre ensuite sur les espaces de vie vastes et aérés du rez-de-chaussée. Sur toute la longueur du rez-de-chaussée, la géométrie persistante de la voûte relie ces espaces de vie, accentuant le désir de connectivité du client dans la préparation des repas et la socialisation. Alors que le rez-de-chaussée reste libre et connecté, le deuxième étage est découpé en pièces reliées par des ponts. Cela permet d’empiler les pièces dans un terrain étroit avec la lumière naturelle atteignant chaque pièce et le rez-de-chaussée en dessous. À cet étage, les services de la buanderie, de la salle de bains et des escaliers sont également intégrés au «bar», tandis que la chambre, le bureau et la suite principale sont empilés de l’avant vers l’arrière de la maison. La tranche entre la chambre et le bureau permet aux deux pièces de partager la lumière naturelle provenant du puits de lumière et de la lucarne de la façade. La suite principale est éclairée à la fois par la façade arrière de la maison et par la lucarne au-dessus de la cuisine.

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Photos : © Doublespace Photography


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