La Roche, refuge aérien au Canada par ATELIER GÉNÉRAL architecture

Construite sur un versant du Mont Shefford, la résidence fait le pont entre une vue aérienne d’un côté et de l’autre, une topographie ascendante, accidentée, peuplée de roc et d’érables.

L’idée de départ pour ce projet était de s’ancrer à la montagne, de s’imbriquer au relief à fort dénivelé jusqu’à ce qu’il fasse corps avec la résidence. Ainsi, depuis l’accès au site en contrebas, on aperçoit un volume noir qui semble émerger du versant et se détacher de la végétation environnante. Sa forme sombre et tronquée fait écho aux saillies rocheuses qui habitent le lieu. Les espaces de vie, situés à l’étage, offrent à l’occupant un rapport intime au site, un accès de plain-pied vers une nature sauvage et inaltérée via une grande terrasse profilée à même la topographie. Vers l’avant, la maison s’élance au-dessus du vide et permet un point de vue atmosphérique vers la cime des arbres.

Un espace utilitaire abrité par la projection de l’étage supérieur donne accès à la résidence. Dès lors, un escalier serti de bois nous mène à l’étage principal, où les espaces s’articulent librement sous un toit plat, flottant, exhibant une structure en bois lamellé-collé. Un parcours intérieur traverse chacune des pièces en longeant les murs extérieurs. Les parois, qui s’ouvrent à l’extrémité de chaque axe, offrent une vue sur l’érablière, amenant la sensation d’être à la fois protégé sous la toiture de bois et en immersion dans la nature environnante.

La cuisine, habillée de pin noueux, est enchâssée dans deux blocs blancs parallèles qui forment un lien indirect avec la salle à manger attenante. Celle-ci s’ouvre complètement sur la pente ascendante et dialogue avec le rocher situé tout près, intégré à la terrasse. En continuité à la chambre des maîtres, le circuit déambulatoire se poursuit en périphérie de l’espace occupé par la salle de bain, au cœur duquel un bloc bain-douche fait face à une énorme baie vitrée, plongeant l’utilisateur en intimité avec la forêt. Imbriquée entre cet espace et le séjour, la pièce-moustiquaire de forme triangulaire s’ouvre sur un couvert feuillu, nid perché au creux du paysage. À l’image de l’ensemble, un refuge à la fois ancré et aérien.

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Photos: Adrien Williams

source: communiqué de presse v2com


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