Maison de Brique, ode au patrimoine résidentiel de Montréal par Natalie Dionne Architecture

Reconnue pour ses quartiers animés et sa qualité de vie, la ville de Montréal se caractérise par ses rues traditionnelles, bordées de maisons en rangée. Souvent centenaires, ces bâtiments de deux ou trois étages sont de moins en moins adaptés aux modes de vie contemporains.

Dans le but de préserver ce patrimoine urbain, plusieurs architectes montréalais tentent de leur donner un nouveau souffle de vie.

La maison de brique, petit bâtiment situé tout près du populaire Marché Jean-Talon, a fait l’objet d’une transformation en profondeur, signée Natalie Dionne Architecture. Le programme consistait à reprendre trois logements de dimensions modestes et à en faire un seul espace de vie, lumineux, aéré et ouvert sur une cour extérieure jusque-là peu utilisée.

L’intervention architecturale se lit aisément à l’arrière du bâtiment. L’intention de départ était claire : préserver les éléments de la façade existante dans la mesure du possible. Outre le remplacement de la brique, le principal changement apporté au mur arrière a été l’intégration d’ouvertures plus généreuses. Les fenêtres du deuxième étage, allongées, s’inscrivent dans les traces des fenêtres d’époque et dans le respect de la typologie du quartier. Les vastes portes/fenêtres vitrées du rez-de-chaussée suivent le rythme des fenêtres de l’étage supérieur.

Une cheminée existante, témoin d’une époque révolue, assume désormais un rôle d’ordre esthétique plutôt qu’utilitaire. Elle vient renforcer la symétrie de la façade arrière et lui apporte une touche de fantaisie. Apparente à l’intérieur comme à l’extérieur, elle devient trait d’union entre l’ancien et le renouveau, entre intérieur et extérieur.

Les espaces de vie occupent la totalité du rez-de-chaussée. La cuisine donne directement sur la salle à manger qui s’ouvre jusqu’au plafond de l’étage supérieur. Ce geste permet de dégager deux volumes, celui de la chambre principale et celui de la salle de bain, qui semblent suspendus au-dessus du rez-de-chaussée. Un petit balcon s’insère au point de rencontre des deux volumes.

Des ouvertures donnant sur l’espace de la salle à manger offrent des vues étonnantes, tant sur les intérieurs que vers la ruelle. À l’étage, les cloisons ont été soigneusement alignées pour assurer fluidité et transparence entre les pièces. Installés à une autre époque, les puits de lumière se sont métamorphosés et laissent entrer une lumière zénithale qui inonde de clarté l’escalier central et la salle de bain.

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Photos: Raphaël Thibodeau

source: communiqué de presse v2com


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