OLIS, une ferme vivante par Julien Lagrue

Julien Lagrue nous a contactés pour nous présenter un projet très intéressant et plein d’avenir, un concept de ferme vivante. Il nous explique sa réflexion:

« Le concept est simple, intégrer des plantations hors sol sur plusieurs niveaux à l’intérieur de silos abandonnés. Les plantations hors sol, ou bien ferme verticale, se sont répandues dans tous les pays asiatiques à cause du manque de surface au sol. Les agriculteurs construisent alors de grandes tours en verre et font pousser leurs fruits ou légumes à l’intérieur sur 1 ou plusieurs niveaux.

En France, c’est l’agriculture massive qui prône, avec tous ces OGM, pesticides, gaspillage d’eau…etc. En passant de nombreuses fois devant ces silos abandonnés qui mesurent de 30 à 50 m, ces bâtiments m’ont intrigué. Leur abandon résulte tout simplement de la baisse de l’agriculture en France et des réunifications de coopératives agricoles. On recense plus de 500 silos dans toute la France et 1/3 des silos sont en friche.

L’idée alors m’est venue d’intégrer une agriculture maraîchère, un peu abandonnée en France, laissée à l’Espagne pour ses fraises, en Israel pour ses avocats, au profit des céréales, huiles…etc. Cette agriculture maraîchère serait en accord avec la nature, culture hydroponique, aéroponique, dans un bâtiment symbole de cette agriculture puissante, massive. Donc à l’intérieur de OLIS se trouve, salades, fraises, carottes, pommes de terre, framboises, concombres, sojas, tomates.

Après plus de 6 mois de recherches, d’esquisses, voici le projet final.
Le béton a été percé à l’intérieur pour la circulation et à l’extérieur pour laisser entrer la lumière naturelle, pour une bonne croissance des fruits et légumes. La métaphore du projet veut que, plus on monte dans le bâtiment et plus le béton est inexistant pour laisser place au verre. Comme si le silo vivait sa propre rédemption et laissait voir sa vraie nature, sa vraie peau… À l’intérieur, des bureaux, du stockage, des espaces de vente en circuit court, espaces d’accueil, de dégustation.

Pour finir, le bâtiment OLIS est entièrement autonome, récupération des eaux de pluies, eaux grises pour l’arrosage des plantes, puits canadien pour la ventilation, deux éoliennes pour fournir toute l’énergie dans le bâtiment. »

Pour toutes questions, vous pouvez contacter Julien à cette adresse: julien.lagrue@gmail.com

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Commentaires

4
| 6 août 2015
  1. Par Bouche |

    Pour moi ce projet est du même acabit que les O.G.M, l’agriculture massive et les pesticides. Esthétique certes mais complètement à la masse et totalement anti-écologique. Parfois, je me demande ou les gens ont mis leur conscience.

  2. Par Olis |

    Comment peut on dire que ce projet est totalement anti-écologique alors qu’il ne sert que cette cause… C’est vrai que on devrait plutôt laisser à l’abandon ce batiment, polluer la zone pendant 10ans, attendre qu’une démolition soit accepter et créer plusieurs tonnes de déchets qu’on ira mettre dans vos jardins. Parfois, je me demande ou les gens ont mis leur conscience. Pour finir je citerais un architecte que surement vous ne connaissez pas, Christian de Portzamparc : « La ville de demain doit se faire en recommandant les morceaux. »

  3. Par bouche |

    Je connais bien De Portzamparc notamment par feu l’émission d’architecture  » Métropolitain » de François Chaslin sur France culture où il a été souvent interviewé. Merci, pour votre mépris, mais moi au moins je sais de quoi je parle. J’ai travaillé dans des serres de culture hors-sol et je peux vous dire qu’il n’y a rien d’écologique là-dedans. La réhabilitation je ne suis pas contre, je l’ai dit, elle est même très esthétique. Mais vous me semblez un beau petit bobo qui adhère à tout ce qui est nouveau sans aucune analyse critique. Et pour finir, je pense que la citation bien formulée doit plutôt être :  »La ville de demain se fera en raccommodant les morceaux ».

  4. Par Lysos |

    Il faudrait arrêter les généralisations sur le domaine favoris des bien pensant et bobo fleurissant ce monde, les agriculteurs ne sont pas les Satan que vous aimeriez tant qu’ils soient, se servant de la nouvelle technologie pour l’intérêt du sol, des drones, satellites pour le calcul des produits de traitement au plus juste ou calculant la teneur du sol, surveillant son travail, certains abandonnant la charrue, qui est en soit très mauvais pour le sol, le rendant a terme stérile, je fais ce voeux qu’en 2015-2016 on changera de regard sur ce métier.
    J’ai grandi dans une famille d’agriculteur, je ne le suis pas mais j’ai vu le métier changer d’une génération a l’autre, mon père suit les nouvelles technologies, et ne se reconnait pas dans le portrait que l’on veut donner aujourd’hui a sa profession, ne pourriez vous pas faire un peu plus attention avant de débiter des cochonneries ?

    Mais non, continuons a dire que les agriculteurs balancent du nitrate comme un bobo ses mitaines du Larzac dans les chambres de ses maitresses.