Réhabilitation d’une ferme dans l’Oisans par Pierre Doucerain et Adrien Félix-Faure

Nous venons de découvrir ce magnifique projet de réhabilitation d’une ferme dans les Alpes, un travail que l’on doit à deux architectes, Pierre Doucerain et Adrien Félix-Faure et qui leur a valu de remporter le 1er Prix National de la construction bois 2015, dans la catégorie aménagements intérieurs.

Ce que disent les architectes: « Un couple a fait l’’acquisition en 2011 d’une vieille ferme dans un village de pierres de l’Oisans, situé à 1550m d’’altitude. Amoureux de montagne, ce couple de Parisiens souhaitent disposer, pour eux et leurs enfants, d’’un lieu de résidence au coeur des montagnes. Le village est remarquable par son bâti solide, ses maisons trapues en pierres, recroquevillées les unes sur les autres pour se protéger du froid et séparées par des ruelles étroites, failles pentues et caladées, permettant à l’’eau de s’’écouler à la fonte des neiges. Les murs sont constitués de lauze, à l’’aspect sombre et austère mais rehaussé par la brillance du granit veiné de quartz. La bâtisse existante se situe en limite sud-ouest du village et profite d’’une vue dégagée au sud. À l’’image des maisons traditionnelles du lieu, elle s’’installe dans la pente plutôt raide, en balcon sur le paysage, et est desservie ainsi par le bas à l’’est depuis la rue Sainte-Anne pour la partie habitation et par le haut au nord depuis la rue des Bienheureux pour la grange.

Les premiers croquis ont rapidement montré l’’importance de déplacer l’’entrée principale de la maison sur la rue haute et de prolonger ainsi les ruelles du village au travers de la maison. Dans ce même esprit, la pierre s’’est rapidement imposée et a modelé les sols de la maison. Jouant des strates et des superpositions, de sa texture et de ses teintes (pierres de luzerne et ardoises ont été mélangées), d’’une certaine brutalité de par sa nature clivée et sa mise en oeuvre, elle laisse imaginer que les sols sont là depuis toujours et qu’’ils subsisteront aux murs et aux volumes blancs suspendus. Abrités dans ces volumes, les chambres sont séparées par une faille verticale qui traverse la maison de part en part. Spectaculaire, le dispositif offre des vues au sud depuis la « ruelle » haute et inonde de lumière le séjour, la cuisine et la salle à manger qui occupent tout l’’espace du niveau bas. »

Pour en savoir plus sur Pierre Doucerain, cliquez ici et sur Adrien Félix-Faure, cliquez là.
Photos: Pierre Doucerain

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