Réouverture de l’hôtel mythique l’Imperator à Nimes grâce au travail de l’agence Naço

Après 20 mois de travaux, l’Imperator, hôtel mythique en plein coeur de Nîmes, a réouvert ses portes grâce au groupe hôtelier de luxe Maison Albar Hotels.

Créé en 1929, à l’occasion de la mise en service de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille, l’hôtel cinq étoiles et sa façade Art Déco, s’impose de nouveau, majestueux. La volonté de Céline Falco la cofondatrice de la marque de boutiques-hôtels 5 étoiles, la créativité de l’agence d’architecture Naço le travail de la centaine de compagnons et artisans ainsi que les multiples oeuvres d’artistes, ont permis de ressusciter cet hôtel hors-norme et iconique.

Les 53 chambres, le spa, les 2 piscines (intérieure et extérieure), les trois restaurants dont un gastronomique (Duende), 8 villas individuelles, un hammam, un jacuzzi, un barbershop, une salle de training et 200m2 d’espaces séminaires ont été entièrement pensés par les équipes de Marcelo Joulia, architecte franco-argentin et fondateur de l’agence Naço.

Différentes recherches sont menées et quelques cartes postales où l’on perçoit le logo sont retrouvées. Il donnera le ton et deviendra essentiel à la scénographie. Ce grand O et sa figure géométrique deviendra l’une des composantes visuelles de la nouvelle décoration intérieure et sera partagé sur les tapis, sur les appliques des chambres, ou encore sur les gardes corps. En parallèle de subtils rappels, tels que l’ascenseur, le lustre d’antan, le grand escalier, ou encore les arches restaurées restent fidèles à la mémoire des lieux. Sorte de témoin et fil rouge. Pour Marcelo, amoureux de la région où il a ses habitudes depuis plus de 30 ans, ce projet d’exception était singulier.

« Notre challenge était de magnifier l’esprit Art Déco, de conserver l’âme de ce bâtiment mythique tout en lui redonnant une vivacité et moderniser l’offre. Ce projet m’a passionné et j’ai personnellement choisi certains détails : les appliques ou suspensions, les pierres calcaires de la région dont la blancheur épouse la luminosité méditerranéenne. »

Mais au-delà de cette esthétique, ce sont la lumière et les perspectives qui sont les ‘clefs’ de l’harmonie.

« Sur ce projet, et pour tous les projets Naço, la mise en perspective des espaces et les différentes typologies de lumière sont primordiales. Pour l’Impérator, la création de la ‘perspective continuelle’ est possible grâce aux immenses panneaux coulissants vitrés de 4,3x3m le long du cloitre qui génèrent des profondeurs de façon progressive. Un travail incroyable et unique et que l’on pensait d’ailleurs irréalisable. »

Le ré-agencement sera total et la totalité des équipements et des aménagements intérieurs ont été repris, seule la structure béton a été conservée. Dès l’entrée de l’hôtel, on retrouve une décoration noble avec des matières comme le bois et la pierre naturelle, des surfaces agrandies avec de grands miroirs à l’ancienne, et de la transparence avec des baies ouvrantes pour profiter des espaces lumineux du bar, de la brasserie et du lobby. Dans chacune de ces chambres aux noms symboliques rendant hommage aux illustres occupants (Ava Gardner, Jean Cocteau, Ernest Hemingway, Salvador Dali, Picasso ou encore Cocteau), Marcelo Joulia a assorti des couleurs neutres comme le beige et le blanc : sur les têtes de lits en cuir, sur les fauteuils en velours mélangés à des couleurs plus vives sur le tapis dans les chambres. Les espaces chambres et salles de bains sont séparés par un miroir coulissant en forme de hublot. Les salles de bains sont entièrement habillées de pierres naturelles de couleurs beiges. Dans ces deux espaces, on retrouve des matières nobles telles que le laiton et le marbre.

Les espaces de réception et de séminaires donnent sur le jardin dont les circulations ont été remodelés et la végétation enrichie. Le jardin de l’Imperator est une véritable oasis ensoleillée avec 1020m2 de surface : murs en pierre sèche, pavillons et bodegas, fontaines, arbres majestueux dont l’incontournable Ginkgo Biloba, arbre symbolique de l’hôtel, cours dissimulées, petits chemins et passages sont autant d’éléments qui lui confèrent son charme.

Cette harmonie, due au ré-agencement et à une implantation de végétation, est également sublimée par la disposition d’oeuvres de divers artistes au sein des espaces : les oeuvres en carreaux de terre de Guy Bareff, les sculptures de Jean-Pierre Formica, les photophores du designer Marco Marino, les canapés de l’artiste Thierry Carretero, la peinture sur textile de Claude Viala, les lithographies de la Galerie de Michelle Champetier et de la galerie HUS où l’on retrouve des artistes tels que Jim Bird, Jesùs-Rafael Soto, Andy Warhol, Vasarely ou encore Jacques Monory, les carreaux de céramique d’Anna Maria Vasco… À cela s’ajoute la mise à disposition de livres d’art très pointus et, en signature, chacune des chambres présente l’un des dessins de Marcelo Joulia imaginés lors de la transformation.

Cette ébullition de savoir-faire uniques réunis au sein de ce resort urbain orchestrée par l’agence Naço et son fondateur Marcelo Joulia, propose une nouvelle vision raffinée de l’art de recevoir à la française et invente une approche contemporaine d’un luxe voluptueux et chaleureux.

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Photos: Marcela Grassi & Marie-Caroline Lucat


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