Résidence Le Nid : surplomb sur le fleuve Saint-Laurent par Anne Carrier architecture

Cette résidence secondaire est perchée sur les hauteurs du Cap-aux-Corbeaux. Des volumes plus opaques assurent l’intimité aux aires de vie qui s’ouvrent sur des vues spectaculaires à la démesure des paysages qu’elles cadrent.

Dès l’entrée sur site, le bâtiment est peu perceptible : la végétation a été conservée dans son intégralité et la couleur des parements de bois se fond à la couleur de l’écorce des arbres. La résidence s’implante délicatement sur un étroit escarpement situé en contre-bas du chemin d’accès, donnant l’impression d’inaccessibilité, à l’instar du nid perché dans la canopée. Puis une large percée dans le bâtiment dévoile une vue surprenante sur le Massif de la Petite-Rivière-St-François à travers la passerelle vitrée menant à la chambre principale et la terrasse extérieure couverte.

Puis un pont accroché à la résidence nous invite à y accéder, sous le couvert des pins centenaires préservés. Cette passerelle d’accès en cèdre traverse l’enceinte du volume principal pour se transformer en un belvédère spectaculaire qui agit, pour le visiteur, comme un aimant vers le paysage avant même de s’arrêter à la porte d’entrée. Cet impact positif de l’architecture sur le parcours des invités permet ainsi aux propriétaires d’anticiper leur arrivée.

Dès le passage de l’aire d’entrée on accède à l’aire de vie, volume abstrait qui semble flotter au-dessus des aires voisines. La paroi de verre de l’aire de vie apparait et cadre, à la façon des peintres, le chenal du fleuve, le Massif de la Petite-Rivière-St-François s’y engouffrant et la Baie de Baie-Saint-Paul en plan principal. Telles une œuvre triptyque, les baies latérales composent avec le tableau principal, laissant entrevoir au sud-est la pointe de l’Ile-aux-Coudres et au nord-ouest la ville de Baie-Saint-Paul. Ce volume de parement de cèdre pâle, incluant la terrasse couverte, est généreusement fenêtrée sur tout son périmètre, pourvoyant un ensoleillement contrôlé et constant à toute heure du jour et toute l’année durant.

À l’ouest de l’aire de vie, on accède au quartier des maitres par la passerelle de verre qui favorise l’intimité de cette zone ainsi que la pénétration de lumière au cœur de la résidence. Au rez-de-jardin, les espaces généreusement baignés de lumière naturelle abritent les chambres des invités, une aire de vie secondaire et l’accès à une terrasse extérieure dominant l’estuaire de Baie-Saint-Paul.

L’intention d’origine était d’exploiter le site de façon à vivre dans une œuvre d’art en perpétuelle mutation au gré des saisons, des humeurs du climat, des heures de la journée, sous le soleil radieux de juin à la lueur des aurores boréales de septembre. Selon les occupants, la magie opère.

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Photos: Maxime Brouillet

source: communiqué de presse v2com


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