Un dixième printemps par Mickaël Martin, Margaux Rodot, Benoît Tastet

« Un dixième printemps » est une installation éphémère créée à l’occasion du festival des architectures vives de Montpellier. Evoquant l’O-Hanami, coutume traditionnelle japonaise d’admirer la beauté éphémère des fleurs de cerisier, l’installation proposait de plonger dans un moment suspendu.

Cette parenthèse hors du temps, de l’avènement du printemps des cerisiers jusqu’à sa disparition, évoque l’image des pétales se décrochant à leurs grès. Cette mise en scène invitait les passants à méditer sur l’intangibilité du temps qui passe, sur l’équilibre précaire de la vie mais surtout sur son perpétuel recommencement.  Les cours intérieures sont comme des arbres solidement ancrés dans le centre ville dont toutes les installations en seraient les floraisons éphémères. « Un dixième printemps » a pris place dans la cour de l’hôtel de Griffy. Elle offrait aux visiteurs des perceptions différentes de la cour de l’hôtel tout au long de la journée.

Pour mettre en scène ce printemps, un discret filet était tendu dans le ciel de la cour, à 10 mètres au-dessus du sol. Chaque jour un lâcher de 650 ballons, gonflés à l’hélium, venait constituer la frondaison éphémère. Gonflés suivant des diamètres différents, ces ballons allaient doucement choir tout au long de la journée, imitant dans leur chute les pétales de cerisiers. Pour renouveler ce printemps sur les 6 jours du festival, près de 4000 ballons de baudruche et plus de 7 m3 d’hélium ont été nécessaires.

Pour en savoir plus sur Un dixième printemps, cliquez ici.
Photos: Paul KOZLOWSKI

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