ART >>> EXPOSITION ALFONS MUCHA / Jusqu’au 20.09.09 / MUSEE FABRE MONTPELLIER

ALFONS MUCHA

LMusée Fabre de Montpellier propose une exposition unique en France d’Alfons Mucha (1860-1939) artiste d’origine tchèque très connu  dans l’hexagone  pour la beauté de ses affiches, ses illustrations et ses bijoux de luxe de type Art Nouveau. Pour la première fois son œuvre est présentée de manière globale-cela faisait 29 ans qu’il n’y avait pas eu d’exposition de Mucha en France- grâce aux prêts d’un certain nombre d’œuvres (esquisses, études et dessins de report…) en grande partie inédites, provenant de la fondation Mucha et de nombreuses collections internationales publiques et privées.
L’agencement muséal particulièrement soigné permet un itinéraire chronologique ponctué de documents photographiques du peintre ou de quelques films d’époque.
Le parcours s’organise suivant les différentes périodes de la vie du peintre. Une multitude d’œuvres de cet artiste pluriel et fécond est présentée, 280 pièces qui abordent tous les genres : l’orfèvrerie, le mobilier, le décor, l’affiche, le costume, le dessin, le pastel, la sculpture et la peinture. Mucha, contemporain de Toulouse Lautrec et de Rodin, est très connu pour ses affiches de théâtre. Cette exposition riche aborde en premier lieu le Mucha du début avant qu’il n’acquière sa notoriété par ses célèbres affiches du Théâtre de la Renaissance où Sarah Bernhard -« la Divine »- comédienne emblématique joue à la fin du siècle. Le Musée Fabre lui consacre une salle, sorte de Mausolée, agrémenté de peintures de Georges  Clairin et Philippe Parrot, de photographies de Nadar et des objets ou costumes de scène de la prestigieuse comédienne, sans oublier la série d’affiches lithographiées d’époque (Gismonda 1894, Médée 1898,  …) de Mucha.

Le Musée Fabre de Montpellier propose une exposition unique en France d’Alfons Mucha (1860-1939) artiste d’origine tchèque très connu  dans l’hexagone  pour la beauté de ses affiches, ses illustrations et ses bijoux de luxe de type Art Nouveau.

Pour la première fois son œuvre est présentée de manière globale-cela faisait 29 ans qu’il n’y avait pas eu d’exposition de Mucha en France- grâce aux prêts d’un certain nombre d’œuvres (esquisses, études et dessins de report…) en grande partie inédites, provenant de la fondation Mucha et de nombreuses collections internationales publiques et privées.

L’agencement muséal particulièrement soigné permet un itinéraire chronologique ponctué de documents photographiques du peintre ou de quelques films d’époque.
Le parcours s’organise suivant les différentes périodes de la vie du peintre. Une multitude d’œuvres de cet artiste pluriel et fécond est présentée, 280 pièces qui abordent tous les genres : l’orfèvrerie, le mobilier, le décor, l’affiche, le costume, le dessin, le pastel, la sculpture et la peinture. Mucha, contemporain de Toulouse Lautrec et de Rodin, est très connu pour ses affiches de théâtre. Cette exposition riche aborde en premier lieu le Mucha du début avant qu’il n’acquière sa notoriété par ses célèbres affiches du Théâtre de la Renaissance où Sarah Bernhard -« la Divine »- comédienne emblématique joue à la fin du siècle. Le Musée Fabre lui consacre une salle, sorte de Mausolée, agrémenté de peintures de Georges  Clairin et Philippe Parrot, de photographies de Nadar et des objets ou costumes de scène de la prestigieuse comédienne, sans oublier la série d’affiches lithographiées d’époque (Gismonda 1894, Médée 1898,  …) de Mucha.

Cette exposition a le mérite de montrer au-delà des clichés les plus connus de l’artiste (son travail d’ornementation dans le domaine de la publicité naissante pour des marques célèbres  et ses nombreuses affiches ), l’infatigable créateur au style raffiné et parfois sombre qui influencera un grand nombre d’artistes. Les  « documents décoratifs » (1900-1902), admirables dessins au crayon sur lavis gris rehaussés de gouache blanche sur carton gris rappellent la richesse encyclopédique des codex de Léonard de Vinci.

Un autre aspect, plus mystique, apparaît également : Mucha accueille dans son luxueux atelier du Val de Grâce, des artistes comme Paul Gauguin mais aussi des personnages de goût aimant  faire des expériences de spiritisme ou d’hypnose pratiques très en vogue à la fin du XIXème siècle.

Le Pater, série religieuse éclaire sur la spiritualité de l’artiste et son appartenance à la Franc Maçonnerie ainsi que sa volonté d’accomplir son grand œuvre qu’il réalisera dans « l’Epopée Slave » avec l’aide du mécène Charles Crane, ami du Président Wilson.

Très documenté, Mucha se consacre pendant 20 ans à cette histoire des peuples slaves dans une série de 20 tableaux monumentaux dont deux pièces sont présentées au Musée Fabre : « Le Mont Athos » et  « l’Apothéose des Slaves » (1926).

A voir également, une reconstitution du monumental pavillon de la Bosnie Herzégovine, réalisé par l’artiste pour l’Exposition Universelle de 1900.

Un dispositif qui n’oublie pas l’Orfèvrerie, son travail pour le joailler Fouquet accompagné de dessins de bijoux, d’études de mobilier et de  cartons de vitraux pour la décoration du magasin. Une statue en Bronze et Malachite nous est proposée dans ce cadre de luxe « la Nature » véritable chef d’œuvre de grâce et de beauté, symbole de la fascination de Mucha pour les femmes et les figures mythologiques.

Une exposition exceptionnelle à ne manquer sous aucun prétexte où le spectateur se rendra compte de l’influence de Mucha sur tous les arts graphiques mais aussi sur la bande dessinée  contemporaine jusqu’aux artistes de l’art libre du Post-Graffiti. Mucha est mort en 1939, un peu oublié de ses contemporains. Il avait consacré la fin de sa vie à son « histoire des slaves », traversé  le conflit de la première guerre mondiale, assisté à l’effondrement des Grands Empires comme l’Autriche-Hongrie et à la naissance des nations-états.

Mais l’engouement pour l’art floral du style 1900 , très décrié par les avant-gardes de l’entre-deux-guerres accélère  la destitution de Mucha  car l’Art Nouveau devenu maniériste et bourgeois ne correspondait plus aux critères esthétiques. La boucherie de la première guerre mondiale emporte avec elle toutes ses aspirations progressistes de l’Art Nouveau à rendre l’homme meilleur en combinant la beauté et l’industrie, le commerce et l’Art.


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