Fresque en anamorphose « mois du graphisme » par NKDM

Ni pur produit de la rue et du graffiti, ni pur produit de la formation technicienne de dessin Emile Cohl, NKDM est comme son œuvre, un hybride. Sa réputation d’artiste inclassable lui vient de la multitude des supports et des techniques employés. NKDM multiplie les interventions de la rue aux murs des galeries.

Il s’est d’abord fait connaitre par son univers incongru composé d’étranges figures : entre candeur et satire, légèreté et tension, NKDM ne tranche pas et laisse cette ambigüité planer dans ses oeuvres. Qu’il travaille sur un mur ou sur une toile, son rapport à la matière oscille entre celui d’un sculpteur et d’un peintre. Quelque chose de l’ordre du volume et du mouvement ressort inexorablement. Cette physicalité est au cœur de sa recherche artistique.

Ayant aujourd’hui délaissé le réalisme pour l’abstraction picturale, la rue reste son domaine de prédilection. En créant ainsi des fresques en anamorphose, en effaçant les lignes de perspectives réelles pour en recréer d’autres, plus belles et plus inventives, NKDM laisse à chaque passant la possibilité de retrouver sa capacité d’émerveillement au détour d’une ruelle.

« La fresque murale est, pour moi, un art à part entière au même titre que chaque autre technique et/ou médium. Contrairement aux oeuvres de galerie qui, pour les découvrir, vous demandent d’avoir la démarche d’aller voir les expositions, chaque fresque murale est exposée et s’impose au regard des riverains par le simple fait qu’elles se trouvent dans la rue. Aujourd’hui cette donnée fait intégralement partie de ma démarche artistique concernant mes créations murales. Je prend en compte la ville et la vie qui vont côtoyer ma création au quotidien (la vie du quartier, la population, les bâtiments, les couleurs…) sans pour autant tomber dans la démagogie, bien au contraire. Je pense que l’art urbain peut avoir un impact social et j’aime cette idée que mes oeuvres peuvent changer notre société (en toute humilité). Avec différentes techniques on peut transformer la ville, avec l’abstrait on peut réveiller l’imaginaire, avec l’anamorphose on peut effacer ou transformer en oeuvres des bâtiments inesthétiques, en valoriser d’autres ayant un cachet inexploité, gommer des perspectives et en dessiner d’autres, créer un monde fantastique dans le réel… »

Pour le Mois du Graphisme, NKDM a réalisé une fresque en anamorphose. Ce projet correspond bien à sa démarche : surprendre, ouvrir une porte vers un monde imaginaire, transformer et redessiner les bâtiments, partager avec tous les pouvoirs magiques de l’art mural.

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