La fondation Cherqui, temple de l’art optique et cinétique à Aubervilliers !

Nous venons de découvrir un lieu incroyable, insolite, une sorte de caverne d’Ali Baba abritant une collection hors-norme d’oeuvres éblouissantes. Mais ce n’est pas juste un espace d’exposition, c’est avant tout une histoire de famille, d’amoureux d’art, de transmission…

Jean Cherqui est un passionné et même plus que ça, car au fil des années, il a été reconnu comme le spécialiste et le grand amateur de l’art cinétique et de l’art abstrait géométrique. Docteur en pharmacologie de son métier et véritable capitaine d’industrie, il avait son centre de recherches à Aubervilliers hébergeant ses bureaux et son laboratoire. Aujourd’hui reconverti en musée, fondation, l’espace abrite sa collection d’art contemporain qui compte près de 5000 pièces, composées d’œuvres historiques de l’abstraction géométrique des années 40-50 signées Victor Vasarely, Juan Mele, Gyula Kosice…. Cette collection a commencé à se constituer dans les années 80 par des coups de coeur d’artistes latino-américains en grande partie, des artistes étant à l’origine du mouvement de l’art optique et de l’art cinétique.


Jean Cherqui devant l’oeuvre murale de Jésus Rafael Soto à côté de la maire d’Aubervilliers

La fondation qui s’étend sur près de 1 000 m2 est un véritable terrain de jeu pour petits et grands, un espace ludique qui abrite des installations, des oeuvres monumentales et des salles consacrées à certains artistes, comme pour le plasticien Thomas Canto. L’artiste majeur de la collection est l’uruguayen Carmelo Arden-Quin, le créateur du mouvement MADI dans les années 50 (mouvement abstrait géométrique, le but est de repousser les limites formelles de l’abstraction, dans une démarche ludique et libertaire). Vous pourrez également apercevoir l’installation d’une piscine de ballons de l’artiste star bolivien Gaston Ugalde, une Ferrari repeinte par José Franco, une installation de Jésus Rafael Soto… La collection fait aujourd’hui référence dans le monde entier, avec de nombreux prêts pour les plus grandes institutions et expositions comme Dynamo au Grand Palais en 2013 ou plus récemment pour le musée Kunsthal de Rotterdam.

Jean Cherqui a « contaminé » son petit-fils, comme le dit si bien le concerné, Mathias Chetrit a en effet repris le flambeau avec tout autant de passion et beaucoup de fierté, il est l’héritier de la collection. Artiste lui-même, il a installé ses ateliers à l’étage de la fondation et crée des oeuvres flirtant avec le design depuis plus de 5 ans où l’on retrouve cette abstraction géométrique, mais pas uniquement. Soyez patients et restez connectés, nous reviendrons sur l’univers et le travail de Mathias Chetrit et son atelier Falcone dans un prochain article.

J’en profite pour préciser que la Fondation Cherqui joue également un rôle de mécène, abritant, en plus des ateliers de Mathias Chetrit, deux autres ateliers d’artistes, dont elle finance les productions d’œuvres, faisant du lieu un véritable espace de créativité et de création !

La Fondation Cherqui est initialement un lieu fermé mais elle peut être visitée sous forme de rendez-vous, de visite pour les écoles… elle reçoit aussi les comités de musée, les galeries, les experts mais pas que ! Amateur ou collectionneur, passionnés et curieux, tous types de profils sont les bienvenus à la Fondation. Des dîners et des conférences ont déjà été organisés. Enfin, elle participe aux Journées du Patrimoine et elle organise également des journées portes ouvertes.

 

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur la Fondation et/ou organiser une visite, voici l’adresse mail : visitefondation@gmail.com

 


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