My Lovely Bones, série sur les incroyables vanités en plumes de Laurence Le Constant

Laurence Le Constant est née et a grandi à L’île de La Réunion. Très tôt, elle a été imprégnée des cultures Malgache, Indienne et Japonaise. Les rites, les initiations et les contes ont nourrit son enfance et sont devenus la colonne vertébrale de sa démarche artistique.

Son oeuvre dessine les contours d’un monde envoutant, peuplé de figures hybrides singulières. Les fantasmes d’enfant s’y trouvent ravivés bercés de légendes et de mythes fondateurs. S’exprimant grâce à une maitrise parfaite des arts de la broderie et de la plumasserie, acquise dans le sérail des ateliers de haute couture parisiens.

Laurence Le Constant puise son inspiration dans les savoirs anciens contenus dans les contes tribaux et les mythes cosmogoniques. Ces questionnements rejoignent ceux de la physique quantique avec une recherche de connexion avec d’autres plans de conscience. Laurence le Constant est une passeuse et la plume est son medium de prédilection.

Pourquoi la plume ? La plume était la valeur étalon de la pesé du Ka (l’âme des morts), dans l’ancienne Egypte. Elle est garante de l’harmonie et de l’équilibre universel dans de nombreuses cultures et les Chamanes l’utilisent pour communiquer avec les dieux.

Avec sa série « My Lovely Bones », elle devient la Huesera, endossant le rôle de la « femme aux os ». Telle cette créature mythique de La Loba (conte populaire mexicain), qui arpente le désert pour collecter des ossements et leur redonner vie grâce à son chant, Laurence Le Constant fait surgir de l’au-delà, les crânes magnifiés de femmes auxquelles elle prête un nouveau souffle et une nouvelle voix.

À mi-chemin entre l’art brut funéraire et la haute-couture, l’artiste sculpte la plume comme on tisserait un cocon. Gestuelle incantatoire, technique hypnotique, c’est dans un interstice situé entre l’éther et le réel que pièces créées tente d’atteindre la transcendance.

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