Power pic – Pouvoir de l’image

Thomas Moisan et Théo Kasperowicz nous ont contactés pour nous présenter leur projet photographique intitulé Power pic – Pouvoir de l’image.

Ce que disent les garçons sur leur projet: « Pour ce projet, nous nous sommes penchés sur un sujet d’actualité, la place du voile musulman dans notre société. Plusieurs types de voiles musulmans existent. Le Hijab laisse le visage apparent, la Burqua recouvre tout le visage et ne laisse qu’une grille de tissu au niveau des yeux, tandis que le Niqab cache tout le corps sauf les yeux. Nous nous sommes interrogé sur ce dernier. Nous sommes partis du principe que ce qui effrayait dans ce type de voile n’était pas le rapport à l’islam, mais plutôt le fait que pratiquement tout le corps est dissimulé. La surface cachée est sujette à l’interprétation.

Nous avons réfléchi sur l’image que pourraient avoir les gens de notre quotidien si l’on ne pouvait les distinguer que par leurs yeux. Nous avons pris une série de portraits photo de personnes que l’on croise tous les jours, puis nous avons flouté toute l’image, les yeux exceptés. Au final, on est amené à se concentrer sur les yeux principalement. Le reste du corps flouté, nous permet seulement de deviner certaines lignes. Nous avons mis en valeur le contraste entre une grande zone floutée, qui devient presque une aquarelle, et une zone très nette qui permet de deviner les traits du visage. En ne laissant que les yeux nets, nous avons également abordé la question de la censure: dans les médias, on floute les yeux pour dissimuler l’identité. on est alors amené à se demander pourquoi l’inverse choquerait autant. Lors de nos prises de photos, nous avons été confrontés à plusieurs refus, mais parfois, les personnes acceptaient qu’on les prenne en photo après leur avoir dit que seuls leurs yeux seraient visibles. »

Photos: Thomas Moisan et Théo Kasperowicz.


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