Strength, un projet de l’artiste PEJAC pour remercier les soignants d’un hôpital en Espagne

La pandémie ayant fortement affecté son pays natal, l’Espagne, en prenant plus de 50000 vies jusqu’à présent, l’artiste Pejac a souhaité réagir et offrir ce qu’il fait de mieux, la peinture.

Pejac a ainsi créé 3 interventions à l’hôpital universitaire Marqués de Valdecilla dans sa ville natale de Santander. Intitulé « Strength » (Force), une qualité indispensable dans la situation actuelle, et en particulier pour les personnes travaillant dans un complexe hospitalier, le projet aborde 3 aspects différents de la crise actuelle et propose les moyens d’y répondre.

Distanciation Sociale est une intervention en trompe l’œil qui crée l’illusion d’une profonde crevasse béante sur la surface rigide et lisse d’un mur. Faite d’innombrables silhouettes humaines qui tentent d’y échapper, l’artiste a voulu représenter la blessure que cette pandémie a laissée et le faire en hommage au corp médical pour leur solidarité envers les victimes. L’image sert de métaphore aux dommages causés par la pandémie. Entre la grande foule, l’artiste a inclus des scènes de retrouvailles, d’empathie, d’attention et d’amour, suggérant une porte vers un avenir meilleur et plein d’espoir.

Caresse est la seconde intervention, elle décrit poétiquement la nouvelle relation entre les patients et les soignants imposée par la COVID. Alors qu’ils se tiennent physiquement distants et ne se regardent que les uns les autres, leurs ombres décrivent le besoin et la volonté de revenir au contact physique. Pejac a également ajouté un peu de gaieté et d’espoir en transformant leurs ombres en un étang coloré et paisible avec des nénuphars, rendant au passage hommage à l’un de ses peintres préférés, Monet.

Surmonter est la troisième et dernière oeuvre de la série qui a été réalisée avec l’aide de jeunes patients en oncologie. Représentant un enfant recréant avec ses mains « Champ de blé avec cyprès » de Van Gogh, l’intervention est en quelque sorte une interprétation du travail de Pejac qu’il a créé en Norvège en 2015, montrant un garçon recréant Le Cri de Munch avec les traces de sa petite voiture. Dans cette fresque, un enfant est debout sur un fauteuil roulant, lui permettant de peindre plus haut que le reste. «C’est quelque chose que nous, en tant que société, pouvons faire – prendre cette crise et l’utiliser pour nous propulser vers l’avant», suggère l’artiste.

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