Sublime oeuvre « Damnatio Memoriae » de l’artiste Arcangelo Sassolino

Dans « Damnatio Memoriae » d’Arcangelo Sassolino, une machine fabriquée sur-mesure transforme un torse en marbre blanc en poussière; une dématérialisation du classicisme et de toute son imagerie à découvrir au cours d’une exposition de quatre mois à la Galerie Rolando Anselmi à Berlin.

« Damnatio Memoriae » est une phrase latine qui se traduit par « damnation de la mémoire ». Un terme qui se réfère à l’effacement d’une personne, de documents officiels et historiques en tant que punition pour avoir déshonoré l’état pendant la période romaine.

Dans cette oeuvre, Arcangelo Sassolino présente la destruction d’un torse aux proportions parfaites sculpté dans le marbre comme une allégorie de la nécessité d’aller au-delà des restrictions du classicisme. Damnatio Memoriae se compose de deux parties: une machine en acier inoxydable d’une hauteur de plus de trois mètres et un torse masculin en marbre. Tout au long de l’exposition, la ponceuse diamantée a transformé la sculpture classique en poussière.

Dans cet effacement conceptuel et littéral de l’esthétique classique, l’artiste remet en question la valeur du récit proposé par le canon occidental et questionne si nous pouvons nous libérer des règles du passé. Bien que la statue soit modifiée par le processus, elle ne disparaît pas, elle se transforme en une fine poussière qui se répand comme une brume dans l’espace d’exposition. Cette nouvelle forme permet à la sculpture, et donc au classicisme, de pénétrer de manière invisible dans l’espace d’exposition. Au fur et à mesure que la poussière s’installe sur les murs et les sols de la galerie Rolando Anselmi, ainsi que sur les visiteurs, la réalité complexe de s’extraire de l’idéalisme restrictif du classicisme devient très claire.

Pour en savoir plus: Arcangelo Sassolino

Photos © Arcangelo Sassolino


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