L’Archipel tonique de matali crasset, îlots de générosité et de confort pour l’École Nationale Supérieure de Paris-Saclay Architecture

Dans le cadre du 1% artistique de l’École Nationale Supérieure de Paris-Saclay Architecture réalisé par Renzo Piano, matali crasset a imaginé pour l’atrium différents îlots formant un archipel : un ensemble d’îles relativement proches les unes des autres, répondant à différentes temporalités, typologies de confort, façons d’être ensemble.

 

Quand on entre dans l’atrium de l’ENS Paris-Saclay réalisé par Renzo Piano, la première image qui vient à l’esprit est un espace entièrement liquide. La résine orange inonde l’espace de couleur et de fluidité, donnant une orientation du sol au plafond. J’ai proposé d’installer différents îlots qui forment un archipel : un ensemble d’îles relativement proches les unes des autres.

 

L’archipel est utilisé en géographie pour désigner un mode d’appropriation spécifique de l’espace entre des éléments isolés entretenant des liens importants et primordiaux. Les îlots apportent de la centralité dans ce long parallélépipède qu’est l’atrium. La centralité est définie comme une volonté d’y inscrire le commun, c’est-à-dire de faire des structures pour mettre en relation. Le projet propose donc différents registres de centralité dans l’atrium.

Des lieux qui répondent à différentes temporalités, typologies de confort, façons d’être ensemble. Des structures qui proposent des scénari de vie complémentaires. Le dispositif artistique proposé est dynamique, il se déplace, peut s’agencer de différentes façons suivant la programmation pour accompagner les temps importants et spécifiques de l’école. Les variations possibles sont infinies.

Toutes les structures sont conçues à partir d’une même forme : une boucle qui est extraite du langage graphique de l’archipel, déclinée pour obtenir des structures différentes. Cette commande prend place dans un contexte de quatre commandes artistiques : Jean-Marie Appriou, Charles de Meaux, Tobias Pils et matali crasset.

 

LES ILÔTS MOBILES
Plateformes munies de roues qui peuvent se déplacer en les poussant.

L’îlot du lâcher-prise doit prendre place en dehors des flux, dans un endroit reculé. Il s’agit d’une micro-architecture munies d‘alcôves. Dans chacune des alcôves vient prendre place une assise informelle.

Le podium dirigeable : Espace hybride qui propose un salon périphérique et un salon bar intérieur.

La maisonnette post-cocon : Cette structure propose d’ouvrir une maisonnette cocon et de ne garder que le squelette pour faire acte d’ouverture.

La hutte : C’est le projet qui symbolise le mieux la volonté de faire de l’atrium un espace appropriable par les étudiants et le personnel de l’extérieur tout comme les visiteurs venant de l’extérieur. C’est la structure qui propose la plus grande appropriation : on peut s’installer où on le désir, avec plus de confort et un dossier à l’intérieur mais toujours de façon informelle.

 

LES SYSTÈMES ÉVOLUTIFS

Le système de table

Le système d’assises autour d’un tapis

Les chaises

 

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Photos : Philippe Piron / matali crasset © ADAGP

 


Galerie


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