Moving tatami par José Lévy pour Daiken

Le créateur et designer français signe la première collection de mobilier jamais réalisée en tatami traditionnel présentée à Maison & Objet, Hall 7 Stand H79. José Lévy nous offre une première mondiale avec Daiken, leader des produits d’équipements pour la maison au Japon.

Une gamme de mobilier complète : sofa, fauteuil, banquettes, tabourets, tables d’appoint, cabinet de rangement et étagères qui met en apesanteur ce matériau typiquement dédié au sol. La collection sera disponible dès la fin du salon à la Galerie Joyce.

Une rupture fonctionnelle, voulu par Daiken, avec toujours le même souci d’harmonie entre l’espace et ses habitants pour apporter un regard nouveau sur ce matériau jugé peut être trop traditionnellement qui équipe toujours au moins une pièce dans chaque maison japonaise : les fameux washitsu. Le tatami utilisé pour la collection est tissé de papier et non de paille pour de meilleures propriétés de résistance.

Moving tatami est une collection idéogramme, une relecture dans l’espace de l’art ancestral du tatami. José Lévy se joue des codes visuels et des matières, ce sont bien des petits morceaux de washitsu à qui il ordonne de voler pour donner corps à une gamme de mobilier légère et élégante avec cette touche si particulière au designer français. Loin de la normalisation vintage moderne de l’art de vivre, José Lévy est une bouffée d’air frais qui assume exotisme et nostalgie personnelle sans passer par le filtre Brooklyn. Un minimalisme précieux dont le chic discret est la constante.

Mémoire personnelle tant le Japon et le tatami sont une histoire d’amour familiale pour le designer. Au début des années 60, Anatole, le grand-père de José Lévy fonde Judogi, il faisait alors fabriquer kimonos, hakamas, katanas au Japon. « Très tôt et grâce à lui, j’ai rencontré le Japon, ma première expérience de l’exotisme, de l’ailleurs, du « beau-bizarre ». Tous ces objets me fascinaient. Ils ont été très importants dans mon rapport à l’étrange, au beau, au rêve et à la différence. Dans les années 70, les gens voyageaient moins, le Japon semblait très très loin » se souvient José Lévy.

Une fois par an, Anatole rendait visite à ses fournisseurs et en profitait pour continuer à explorer le pays. Il fournissait les clubs européens, les magasins de sport et bientôt même les jeux olympiques grâce à un système ingénieux d’antidérapants pour ses tatamis mis au point avec des machines importées du Japon. Dans sa boutique du boulevard Beaumarchais, José évoluait entre kimonos, kodachi, hakamas, un patrimoine visuel et sensuel qu’il est allé souvent retrouver à travers la mode, puis à la villa Kujoyama de Kyoto en 2012. Une rencontre avec l’évidence formelle japonaise dont il garde l’essentiel pour cette collection : tatamis, bois précieux, laques et bois clairs cirés.

On y devine cette sensibilité particulière qu’il pose sur toutes ses créations, cette obsession  qu’il a à nous faire voir,  à nous faire ressentir en toute liberté. Fauteuils enveloppant,  petites tables d’appoint asymétriques dont il fait glisser l’un des pans dans une chute délicieuse. Le tatami mat contraste avec le vernis brillant et le bois ciré.  On y lit toujours cette connaissance approfondie et respectueuse de la culture japonaise qui a logiquement conduit à cette collaboration avec Daiken.

Une collection aux récurrences familières, tables, assises et rangements fonctionnels, subtils, à composer. Le cabinet de rangement modulable posé sur son socle rappelle les expérimentations asiatiques de Charlotte Perriand qui faisait rimer rigueur géométrique fonctionnelle et matériaux traditionnels. Le bambou chez Perriand, le tatami chez Lévy qui assume joliment ce statut d’ensemblier pétri de culture avant et après-guerre, mais résolument contemporain.

Pour en savoir plus sur José Levy, cliquez ici et sur Daiken, cliquez là.

source: communiqué de presse duende PR


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