Réhabilitation d’une maison datant des années 40 par MYTO design d’espaces vivants

Sa situation géographique, dans l’une des villes huppées de l’île de Montréal, cité-jardin aux quelques 32 000 arbres, la vue dégagée et l’orientation nord-sud ont séduit un couple de jeunes mariés. À l’intérieur, par contre, la maison causait un vrai souci.

La designer Martine Brisson a tout de suite identifié les principaux problèmes. Perte de place, due à la disposition alambiquée des espaces; organisation désuète, pour cause de pièces extrêmement cloisonnées et desservies par d’étroits couloirs; zone centrale privée de lumière naturelle. Abattre tous les murs intérieurs et repartir à zéro apparut comme seule option valable. Encore fallait-il préserver la solidité de la structure. Une contrainte majeure qui fut résolue à l’aide de poutrelles en acier longue portée, et de deux modules verticaux pleine hauteur. En l’absence de murs porteurs, ils servent au transfert des charges, l’un au centre du plan en T, l’autre dans l’aile sud.

Quel que soit le lieu donné, Martine Brisson aborde le design d’un intérieur en portant une attention particulière aux déplacements de l’être humain. « Le point de départ le plus important d’un projet. À mon sens, les circulations devraient déterminer la volumétrie des espaces ».

Une fois le bâtiment réduit à l’état de coquille vide, l’implantation fut établie en fonction de l’entrée qui se fait directement dans la pièce à vivre, sans hall strictement délimité. « Plus l’on avance, plus l’on pénètre dans l’intimité des propriétaires », explique la designer. Parallèlement, un travail d’envergure est réalisé au niveau du fenestrage avec l’ajout d’ouvertures, notamment dans l’aile sud, ou l’agrandissement de fenêtres existantes.

Conséquences du décloisonnement, les pièces à vivre fusionnent désormais et la lumière naturelle inonde le rez-de-chaussée. En modifiant la perception des volumes, l’association de l’effet traversant avec l’effet lumineux crée l’illusion d’un lieu plus vaste qu’en réalité. Sentiment renforcé par l’homogénéité des traitements de surface : palette monochrome noir/blanc/gris, chêne blanc sans nœuds pour les parquets, chêne espresso thermoformé pour les rangements. Une seule exception, la cuisine.

« La cliente souhaitait un plateau d’îlot en marbre blanc de Carrare. Après discussions, elle a accepté ma proposition d’un marbre veiné gris, le Calacatta, utilisé de manière intensive ». Habillant l’îlot et sa chute, les plans de travail et les retours d’armoire, ce matériau décoratif devient l’élément fort d’un environnement par ailleurs minimaliste. En droite ligne de la zone préparation, mais circonscrite par une circulation grande largeur, s’élève un module sol-plafond. Élément porteur avant tout, il remplit par ailleurs diverses fonctions supplémentaires. Côté salle à manger, il structure l’escalier menant au sous-sol et isole à demi la cuisine ouverte. Côté pile, il contient cellier, espresso-bar, vaisselier et rangements à l’usage des arts de la table.

Le scénario se répète dans la sphère privée de l’aile sud, où chambre à coucher principale et salle d’eau partagent un seul espace. Ici, c’est un pan de mur, auquel s’adosse la cabine de douche, qui assume le rôle architectural de soutien. Il définit les deux zones sans morceler le volume, tout en procurant l’intimité nécessaire aux soins de toilette. Invisible depuis la chambre, l’équipement sanitaire est regroupé derrière afin de dégager les murs latéraux.

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Photos: Pierre Béland

source: communiqué de presse v2com


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Commentaires

1
| 18 février 2019
  1. Par BANSARD |

    Trop rigide, trop froid, impersonnel.
    Une décoration que l’on mettait à toutes les sauces dans les années 2010/2015.
    A Paris, c’est terminé depuis longtemps.
    Çà me fait penser à la déco Roche-Bobois.