Reverence, collection de tapis signée Edward Fields et Fernando Mastrangelo

Outre-Atlantique, le nom d’Edward Fields, fondateur en 1935 de la maison éponyme, résonne encore comme celui d’une de ces légendes que seuls le talent et le temps savent forger.

Et ses créations ont habillé des lieux mythiques tels que la Maison Blanche ou la Maison de Verre de Philip Johnson, marquant ainsi de leur empreinte les lieux les plus prestigieux du patrimoine historique américain.

Acquise en 2005 par House of Tai Ping, la Maison et ses créations ne seront pourtant introduites en France qu’en 2015. Ainsi, les professionnels et le public français purent enfin découvrir les dessins modernistes d’Edward Fields, remis au goût du jour. Inventeur de l’area rug, il révolutionna en effet l’univers du tapis, en ne l’envisageant non plus comme un simple accessoire décoratif, mais comme un véritable outil de mise en volume, au service du décorateur pour structurer l’espace.

En 2018, cette Maison phare du XXe siècle prend un nouveau virage, audacieux, à la frontière de l’art et du design, célébrant son retour dans le monde de la création contemporaine avec le lancement de Reverence, une nouvelle collection conçue en collaboration avec l’artiste Fernando Mastrangelo.

Connu pour ses sculptures, son mobilier et son travail mural à grande échelle, Mastrangelo s’attaque pour la première fois à l’univers de la fibre. Cette série de douze nouveaux tapis-concept se fait le reflet du vocabulaire visuel indissociable de son travail, révélé par le savoir-faire expert des artisans d’Edward Fields.

Reverence se veut comme un instantané de notre époque. Inspirées par le paysage, les pièces craquent, se cassent et coulent pour évoquer une sorte de réalisme qui navigue entre abstraction et photographie, aquarelle et pastel. La palette des neutres se fond parfaitement dans des dégradés de couleurs. Chaque fibre est méticuleusement positionnée et sculptée, à la main, par les artisans d’Edward Fields – des fils de soie et laine mélangés, en passant par les poils ras, jusqu’à une surprenante bordure qui défie l’ordre établi des angles droits. On retrouve dans cette collection le même esprit de considération pour la matière que celle dont Mastrangelo fait preuve à l’égard de chaque atome employé dans son oeuvre sculpturale.

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