Aménagement des bureaux PixMob par Jean de Lessard

Dans cet espace de création d’objets interactifs, Jean de Lessard impose une plastique déconstructiviste à la ligne droite, la forme polyédrique et la couleur contrastée, comme sur l’impulsion du moment.

Quelle forme donner aux bureaux de PixMob, un spécialiste de l’événementiel réputé mondialement ? L’étude des lieux a donné naissance à un espace protéiforme emblématique qui valorise par la forme brute et dynamique la recherche en technologie numérique de pointe et la créativité formant l’ADN du client. Source première d’inspiration, l’énergie primaire est dévoilée dès l’entrée dans une mise en scène éclatée du jaune et du noir. Jean de Lessard précise :« Nous voulions recréer une ambiance de spectacle, chaotique et nocturne qui fasse « vibrer » l’espace, comme si celui-ci était modulé par le moment… pour le moment ! »

Une attention particulière a été portée à la conservation de traces du passé ouvrier dans l’ancienne usine de textile du quartier Chabanel, dans le centre-nord de Montréal, pour peu, on croirait que ce recyclage spatial est une réminiscence de l’anti-design, telles le bois mal équarri et la peinture blanche écaillée. Les cloisons de planches de pin récentes respectent la dynamique originelle. Il en va de même pour les anciennes ouvertures qui, conservées, dessinent un parcours plus seyant à l’ambiance chaotique d’un atelier de création qu’à celle d’un lieu de travail conventionnel…

La libre circulation est un autre aspect clé. Sachant que la vibration affecte la structure des choses et l’esprit, l’idée  de propagation sonore et de connectivité se dessine au travers de l’enfilade de pièces à aire ouverte où s’organisent 45 postes de travail et un café. Le collectif étant priorisé, le nombre de  bureaux fermés est limité à 10 : l’administration, la direction, quatre salles de réunion, dont deux à l’intérieur d’un second monolithe polyédrique qui se dresse dans l’espace, une grande salle de conférence et, jouxtant l’entrepôt, un troisième et dernier monolithe servant de black box pour expérimenter les programmes d’éclairage numérique.

Outre le fait d’optimiser l’espace, les deux mezzanines permettent de garder le contact visuel. Par ailleurs, les talentueux architectes de la firme MU Architecture, qui ont collaboré avec l’équipe de Jean de Lessard, ont veillé à ce que chacune des interventions et structures de ce projet aux multiples contraintes soit conforme au Code national du bâtiment. À l’instar des escaliers sculpturaux et des corridors, même le plus étroit, les mezzanines renforcent l’idée de réseautage entre chaque étage et entre chaque pôle d’activités.

Il est aussi question de réverbération des ondes sonores et lumineuses. Les ondes sonores voyagent dans l’air, frappent les obstacles, les contournent et se propagent ailleurs. Les angularités des monolithes noirs et des éléments peints en jaune illustrent ce principe vibratoire. L’espace entier devient musique. Quant à la lumière au cœur des activités de PixMob, les deux puits de lumière réintégrés dans le design actuel de même que la fenestration orientée plein sud fournissent une luminosité naturelle adéquate, permettant aux designers de miser sur un éclairage artificiel intimiste, plus propice à la créativité et à la fête.

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Photos: Adrien Williams

source: communiqué de presse v2com


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