Vélo Alkonost, rencontre du bois et des plumes par M.Marceau & Keim Édition

En 2014, nous vous présentions le magnifique travail de Keim Édition, association entre un designer et un ébéniste, à travers le vélo Arvak.

Aujourd’hui nous vous proposons de découvrir une nouvelle création, fruit d’une très belle collaboration entre Keim Édition et Maxime Leroy, artisan plumassier et fondateur de M.Marceau. Nommé Alkonost, ce vélo est dans la même lignée qu’Arvak mais il associe cette fois-ci le bois avec des plumes, créant un objet roulant à la frontière entre art et design. Une beauté à la fois unique et sombre, on est fan !!

En savoir plus sur: M.Marceau & Keim Édition
Photos: © Pierre Mahieu


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Commentaires

1
| 22 mars 2017
  1. Par ARCHAMBAULT |

    Parcourez mon histoire ou rdv en bas de page pour mes liens si vous êtes impatient…

    Passionné par le vélo, le vélo objet, j’ai depuis mon très jeune âge, eu une attirance pour démonter, remonter, bricoler des vélos. Mes parents ayant une entreprise de construction de bateaux en polyester, m’ont transmis la fibre (de verre…) de créer. Alors, fabriquer des vélos uniques, hors du commun a toujours été pour moi un but. J’ai commencé par concevoir un BMX à l’âge de 17 ans. Vélo, qui au bout de 10 coups de pédales et un saut de 20 cm, rendait l’âme en se brisant en deux. Ni une ni deux, le besoin de renouveler cette aventure se faisait sentir, et…après avoir fabriqué plusieurs vélos en carbone, au nombre de neuf, 30ans plus tard, une page se tourne. Il était temps de trouver une matière plus facile, plus agréable, plus écologique que la fibre de verre/carbone. Mon choix s’est orienté vers un matériau noble : le bois.
    Fabriquer un vélo en bois, un nouveau challenge !
    Alors je vous vois venir avec vos questions :Et pourquoi pas un vélo électrique ? Et pourquoi pas un vélo à vitesses ? Et pourquoi pas …Un vélo électrique ? : Très efficace, l’avenir à mon gout, couteux pour un projet comme le mien, trop de contraintes techniques. A vitesses dans le moyeu ?: je ne souhaitais pas voir de gaine, câbles, poignée : cette idée a vite été mise de côté. Vélo de course ? : non, trop de contrainte de poids, rigidité, position inconfortable. VTT ? : le bois ne se marie pas à ce type d’activité. Fixie ? : Très en vogue mais mon orientation s’est porté vers un vélo de ville pour un trajet de 5 km maxi, un vélo plaisir, avec une position de conduite alliant confort et esthétisme. Le vélo hollandais pas exemple est un vélo très confortable et agréable à conduire mais son guidon très haut, ne correspondait pas au design de mon projet. Un vélo avec le strict minimum : de quoi pédaler, de quoi s’arrêter de quoi se poser : en clair : 2 roues, une selle, un pédalier, un cadre, un guidon, un frein. Le freinage est assuré par un moyeu rétropédalage, pas de frein supplémentaire car je ne veux pas de poignée à mon guidon ; ce n’est pas réglementaire mais ce vélo a pour but de se faire plaisir, de créer un objet plaisir. Pas de garde boue, je roule par temps sec. Pas d’éclairage, je roule de jour. Pas de vitesse, je roule sur terrain plat. Vitesse de croisière 15 km/h ; idéal pour admirer le paysage, les passants, les maisons, la nature,…Pas de réglage de selle : c’est mon vélo !
    Un vélo PUR, sans aucun appendice, minimaliste, racé.
    Une fois ces hypothèses définies, j’ai dessiné plusieurs croquis mettant en relation mes idées et mes contraintes. Le croquis fait, je décide de faire une maquette à l’échelle 1/10 afin de valider le design et surtout l’ensemble fourche guidon. Après plusieurs tentatives, le résultat est là et, J’adore !! L’ensemble fourche/guidon est du plus bel effet. Cela me plait énormément et me décide à me lancer dans l’aventure. Le projet validé, il faut travailler précisément sur les dimensions, insertion des éléments tels que le boitier de pédalier, de direction, pattes arrières, tige de selle,… je décide de fabriquer un modèle à l’échelle 1 afin de valider les volumes que je ne vois pas en 3D.Je taille ces formes dans un bout de madrier en pin de récupération ; la forme est découpée à la scie égoïne et dégrossie à la disqueuse. Les formes sont taillées au feeling, le résultat est concluant excepté pour la fourche ou le galbe est impossible à faire. Les cotes sont prises et m’aideront pour le modèle final. Le matériau opté pour réaliser est du hêtre. Bois assez dur, facile à usiner, matériaux équivalent au chêne. Le hêtre est un bois très résistant en flexion, sans être cassant. Il offre actuellement le meilleur rapport résistance/facilité de traitement. Sa teinte claire correspond parfaitement à mes envies. Le vélo est un assemblage de pièces en lamellé collé. Après avoir navigué sur le net afin de comprendre les subtilités de ce procédé, il m’a fallu faire les matrices. Elles sont conçues en MDF, matériaux peu onéreux et très facile à usiner. Le placage hêtre : ces feuilles s’achètent en longueur d’un mètre sur une largeur de 25cm. Il a fallu pour chaque pièce, tailler au cutter la forme désirée. 220 lamelles ont été nécessaires pour fabriquer le cadre. Des lamelles 2mm en hêtre sont collées les unes aux autres avec une résine. L’ensemble est cuit dans un four à 40°C pendant une nuit. La fourche a été conçue avec le même principe et en intercalant des feuilles de carbone afin de rigidifier l’ensemble. A l’ère du numérique, des usinages à haute vitesse, des découpes laser, jet d’eau, de l’impression 3D, je voulais prouver que c’était encore possible de créer avec des outils de base: Scie sauteuse, rabot électrique, défonceuse, ponceuse, scie égoïne, dremel, perceuse, racloir, râpe,…
    Mon espace de travail, mon garage, une pièce de 12m2, comprenant tout mon bazar, moto, vélo, planche à voile, les chaussures, la litière du chat,…Une table improvisée avec un plateau en lamellé collé et 2 tréteaux, et un préau : endroit idéal pour tailler, poncer le bois, faire de la poussière. Voilà, après 900 heures de réflexion, d’usinages, de collages, d’insultes, de millions de clics sur une pauvre souris pour me donner les bonnes cotes, des heures de râpe et de papier abrasifs, le vélo prends forme et donne ce résultat ->
    Ephémère 2017
    Qui dit Ephémère, dit un prochain vélo, encore plus design, avec deux essences de bois, un cadre monobloc, sans jonction tenon mortaise, une fourche encore plus profilées…
    Qui suis-je ?
    Autodidacte, un touche à tout et bon dans rien…j’aime tout ce qui est beau, les formes, minimaliste, la pureté des lignes. J’aime le design mais il faut que l’objet soit pratique et ergonomique. De formation mécanique et dessin industriel, j’ai 47 ans, une famille, 3 enfants…J’aime le motocross, les sports extrêmes, je déteste pédaler…j’aime les sensations, les trucs un peu fou, irréaliste, l’architecture, je déborde d’imaginations, d’idées.
    Vous voulez en savoir plus ? Mes anciennes créations ? Le futur ? C’est avec plaisir que je répondrais à vos questions !
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    Matthieu ARCHAMBAULT
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